Ralenti instable / la moto cale à l'arrêt
Au ralenti, le régime ne reste pas stable : il monte et descend (le moteur « pompe »), broute, ou s'éteint carrément aux feux rouges et à l'arrêt. Le ralenti est un régime de fonctionnement délicat, car le moteur tourne lentement avec peu d'air et peu d'essence : le moindre déséquilibre du mélange ou de l'allumage s'y manifeste tout de suite, là où il passerait inaperçu à régime élevé. Le plus souvent, la cause se trouve dans l'alimentation en air et en essence : un ralenti mal réglé, un gicleur de ralenti partiellement bouché (le petit conduit calibré qui alimente le moteur à faible ouverture des gaz), une prise d'air parasite à l'admission qui appauvrit le mélange, ou une bougie encrassée qui fait des ratés. Sur un moteur quatre-temps, un jeu aux soupapes hors tolérance perturbe aussi le ralenti. La distinction est utile : un ralenti instable surtout à froid qui s'améliore en chauffant oriente vers un réglage ou un léger encrassement ; un ralenti instable en permanence oriente vers une prise d'air ou une bougie ; un ralenti qui reste anormalement haut et ne redescend pas évoque une prise d'air ou un câble de gaz qui ne revient pas ; un ralenti qui descend et cale évoque plutôt un circuit de ralenti bouché. Le contexte compte : un problème apparu après un hivernage pointe presque toujours vers un gicleur encrassé par l'essence vieillie. Seuil d'urgence : un ralenti instable n'est pas dangereux en soi, mais caler à un carrefour ou en manœuvre peut l'être ; mieux vaut diagnostiquer tôt, d'autant que les causes les plus fréquentes sont gratuites ou peu coûteuses à corriger.